30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:18

 

 

 

Mes nouveaux articles, poèmes, nouvelles et autres manifestations diverses de vie, vous les trouverez désormais à cette adresse :

 

http://www.alainlasverne.fr/?logout

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 07:50
A l'avenir

u cœur des arts, nous étions partants pour toutes les ivresses

A cœur des arts, nous habillions d'étoffes dorées nos sanglantes âmes

Je crois bien que l'aube malsaine a débuté alors que nous doutions déjà

Doutions du bon et du malsain, de l'avenir et du meilleur

Doutions de Platon et du vent mauvais à l'haleine guerrière

Sommes partis au au champ du travail pour en revenir

Sommes partis pour retourner bientôt vers les lèvres chéries et les poètes aimés

Jamais ils ne nous a été dit qu'il fallait compter les fondrières

Jamais ils n'eurent l'humanité de nous montrer la neige sur le chemin

Je vous aime encore, mes poètes et mes prêtres

Je vous aimerai toujours, belles si douces à mes tourments

Il faudrait leur dire de ne jamais poser des espoirs sous la plume

Il faudrait leur dire que d'avenir il n'y a pas, si ce n'est dans l'âme des poètes.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 08:51

Cette fameuse équipe qui prétend jouer dans la cour des multinationales pour faire notre bonheur n'hésite pas à raconter à peu près n'importe quoi pour empêcher les internautes de partir.

Ainsi, le Staff (avec un grand S, n'oubliez pas), vous assure qu'il a " fait en sorte que vous conserviez un historique de vos documents, que vous pouvez retrouver depuis votre administration > Activité > Pages > Brouillons".
Faux. L'historique du blog a disparu. Tous les articles et images que j'avais patiemment, obstinément et avec une certaine idée littéraire et citoyenne, mis sur le blog, ont disparu. "Aucun brouillon pour le moment." affiche l'onglet "brouillon".
On n'est pas une conn contradiction près chez les têtes pensantes d'Overblog. "La nouvelle version d'OverBlog ne nécessite pas d'espace de stockage, puisque celui-ci est illimité". S'il y a stockage illimité, il y a bien stockage. A se demander si ces gens-là se relisent avant d'avant consulter les stats du money time.
Pour résumer, plus de 200 articles et 17 pages ont disparu dans la nature, dans un stockage qui a les dimensions du néant, oui de l'univers infini dont on tenterait de cerner les limites.
J'ai envoyé avant le premier "Overbug", un deuxième message, au Staff, pour leur signaler l'inanité de leur vidéo qui ne permet absolument de régler les problèmes d'images et de restrictions archaïques, autant qu'insupportables du blog, d'autant plus quand on paye le service "Premium" (encore cette stupide fascination du pidgin english). Pas de réponse, rien. Ce n'était que le deuxième message. Pas de téléphone indiquée, pas de hot-line, donc, je l'ai dit.

A ce moment où j'écris le blog n'arrête pas de bugger, ce qui rend d'autant plus long les aller-retours entre l'article et le la page OB du « manuel ».

Dernière grande découverte, en temps réel, dans les propos du Staff, qu'évidemment la vidéo ne reprend pas, ou je n'ai pas compris la personne enrouée qui parle et clique à toute vitesse, tellement il est profondément ennuyeux et dégradant d'expliquer à un troupeau de demeurés.
« Vos albums photo ont été convertis en Pages avec un tag "album", il vous suffit d'activer le module Pages dans la configuration de votre thème ». Traduction en français facile : ils ont mis les photos dans des pages. Je vais cliquer sur « Pages » et je verrai les albums. Eh non, crétin ! Ce serait bien trop facile. Ils se sont démenés pour planquer les photos dans le module « Pages », alors qu'ils auraient pu mettre les photos dans un module « Photos ». Ils ne vont pas faire en sorte que ces images soient accessibles en cliquant sur « Pages ». Effectiement, les photos ne sont pas dans le module "Pages", mais dans les "Brouillon" (de pages).  Et il faut activer la config "Pages", pour avoir les images, comme s'il n'était pas plus simple de l'activer d'origine, comme c'était le cas avec la version 1 de la plateforme. Plongée en direct dans la config...

Une grande page avec plein de vues de New-York, Las Vegas, etc - fascination pour les USA qui ne m'aide pas franchement. Je clique sur le lien "Configurer". A droite, un quart de page avec un menu déroulant. Je fais défiler et trouve le nom "Pages". Je coche la croix - aucune précision, aucun roll-over. Ça doit être ça. Prions. Ah, j'oubliais...Pour illustrer, je ne sais quoi, les 3/4 de la page "Configurer" sont recouverts par ces vues des USA - destinées sans doute à cette population - et le reste entre les images, qui aurait être voué à nous expliquer plus précisément comment faire avec cette config, eh bien, Sa Majesté a décidé que ce serait du latin.

Je suis revenu à mon brouillon. Je tente d'insérer une image par l'icône "illustration" dans l'éditeur de textes. Il m'envoie toujours vers les images dans mon ordinateur. Impossible d'avoir les images enregistrées dans l'espace illimité qui n'existe pas. Et toujours pas possible de les placer comme on veut,, avec la taille choisie. Logique.

Bref, je ne suis pas plus avancé et cet article, comme le précédent, m'a pris deux heures, sans compter l'énervement corrélatif que provoque l'extrême lenteur d'affichage du texte dans la fenêtre, sans doute due à un système sécuritaire de la plateforme. Retour à la case départ, ou presque.

 

 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:44

Précision 1 : vous avez devant une morne plaine de texte. Lequel texte vous explique pourquoi.

Précision 2 : certains vont encore trouver que je pousse un coup de gueule. C'est pas faux.

 

Overblog a décidé, y a trois ans à peu près, de sauter hors de son pré hexagonal où on ne trouve plus, d'ailleurs, que quelques millions de ploucs obstinés à parler français et rester frileux devant ces merveilles machines à faire du cash, mais social. Parce que les frenchies, y connaissent rien au social. Qui n'est pas nécessairement le bénévolat au fond d'un camion de sandwichs, pour les Restaux du coeur. Plutôt une espèce de process humain/machine pour proliférer dans ces réseaux à vie cardioplastique,Twitter, FB, Pinterest, Instamachin et autres hypermarchés virtuels.
Y sont radicaux chez OB. Ils veulent la "révolution pour le monde du blogging", carrément.

Pour ça, il fallait passer à une architecture plus moderne, plus apte à capter ces myriades d'ados et d'adultes qui font du PARTAGE à donf sur Facebook, c'est-à-dire qui balancent des paquets de mots et d'images à tous les leurs amis pour qu'ils likent vite et que ça fasse aussitôt du PARTAGE. Que du bonheur néo-libéral à patouiller dans la gadoue tous ensemble, de plus en plus vite, de plus en plus souvent !

Voilà donc Overblog qui pond une nouvelle architecture de blog qu'elle sera top pour tous ces petits assoifés de PARTAGE, ces consommateurs de light qui s'affairent à déverser du contenu sans contenant, pour quinze mille likes sinon plus rien. Elle a été peaufinée au micron, testées pendant des milliers d'heures sur des aveugles mongoliens, en Papouasie du sud, pour s'assurer, dixit les vidéos OB, que chacun, même le plus guindoul, bénéficiera "d'une optimisation totale de [son] contenu, tant en termes de référencement qu'en termes d'ergonomie"...

Ainsi fut fait et bien fait. 2014, here we are ! Je, nous balançons du texte à fond les ballons, avec une mise en forme indigente au possible.

Pour les images, j'ai le choix entre deux solutions que je n'ai pas réuss à utiliser, au bout de dix heures d'essai et de frenétique convocation de tutos divers - dont le tuto OB qui passe, comme de bien entendu, sur le sujet avec une immense rapidité et une voix rauque mangeant la moitié des  mots. Le top pédagogique.

Première soluce : on prend une image pour illustrer, on clique sur l'cône dans la section texte et elle vous demande un lien. Petit problème, je ne prends jamais d'image directement, mais les retouche avec mon petit Photofiltre avant de les enregistrer, méconnaissables, conformes à mes attentes, et les rebalancer plus tard sur le blog. Précision, ce sont, pour leur très grande majorité, des images libres de droit. Si OB croit faire de la pub, ou lier mon blog à un autre dans cette toile inextricable qui fait sans doute rêver le taulier, non. Donc, pas d'image pour lettrine sur mon article.

Deuxième soluce : on prend une image chez soi, dans sa bécane. Chouette, j'en ai plein ! Sauf que j'ai pour sénile manie de mettre deux images, et pas trois. Une toute petite - 80x80 - qui fait office de lettrine - clin d'oeil sénéscent à mes ancêtres qui écrivaient sur des parchemins. Evidemment, Overblog a immédiatement réalisé que je radotais un peu et m'a remis l'image en trois ou quatre cent pixels de côté, avant de la balancer au fond de l'article, là où elle sert vraiment, vraiment à quelque chose.
La deuxième image que j'ai pour habitude de placer est une illustration que j'extrais de ces images piochées puis retouchées à mort qui attendent dans ma bécane, pour sursignifier l'article, le poème, le texte libre. Je la place à gauche, ça me semble bien comme ça. Critiquable, ok, mais après tout c'est mon choix. Je n'avais aucune difficulté à le faire avec la version cocorico d'OB, mais aujourd'hui, le stratosphérique taulier a décidé que dans une stratégie d'optimisaton structurellement profitiable et réellement durabale, il fallait arrêter les conneries.
Je n'ai donc plus les choix souples qu'offrait l'ancien OB, qui permetttait de placer les images où je voulais et de leur donner la taille qui me semble à peu près adaptée à mon propos. OB reprend tout ce Jpeg désordonné et le retaille franchement, puis le replace à sa convenance. Mais vite, très vite.

Quant à demander de l'aide, des explications, je l'ai fait. Une fois, parce qu'après plus de réponse. Par écrit, bien sûr. Je n'étais pas fou au point de croire qu'on allait mettre une hot-line pour les crétins pas foutus de bidouiller un peu le CSS, travailler du code.

 

Je reconnais une certaine lucidité au Staff (n'oubliez pas la majuscule) d'Overblog qui admet "qu'un changement d'habitudes, après tant d'années, demande un peu de temps et d'adaptation".

Il reconnaîtra sans doute aussi que le service Premium (!) à 50€ ressemble furieusement à ce qui se faisait, si j'en crois les lectures d'autorisés à s'autoriser, il y à une vingtaine d'années, en matière de blogs.

En attendant, je serai reconnaissant à celui ou celle qui m'indiquera une plateforme ancienne avec un outil blog obsolète, voire convivial. Sans oublier une possiblité de migration qui laisse intacte les archives. Celle de mon blog sont "quelque part", sans doute dans le "cloud", comme on dit chez les geeks du social.

J'oubliais : les forums OB, qui offraient quelques trucs et astuces pour surnager dans le purin, ont disparu, semble-t-il. On perdra moins de temps à papoter.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:18
Si peu

trop vanter le rire, on finit par pleurer

A trop étirer les lèvres et afficher les dents, il ne reste que chair

Voulez-vous venir danser quelques pas sur la scène des morts ?

Vous en releverez-vous, damoiselle, damoiseau, autrement que les pieds glacés ?

A trop prendre l'écho pour le bruit

A trop prendre les lumières pour le phare

Voulez mutiler ces bouts de chair si gracieux ?

Voulez-vous entendre le bruit d'un espoir qui s'écrase au sol ?

A trop laisser de temps aux horloges on finit manquer de souffle

A trop retenir ses pieds on perd la terre de vue

Voulez-vous être regardé ?

Voulez-vous être ?

Voulez-vous ?

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 07:19

 

 

 

 

BLAGANOZART.jpg

GRAPH 76-copie-1'association Bloganozart, qui édite la revue du même nom, a bien voulu retenir ma nouvelle L'attente innatendue pour son recueil accompagnant l'exposition qu'elle va organiser bientôt.

L''exposition "Encuentro" se déroulera 6 au 12 octobre 2014 à la Galerie 3F rue des Trois Frères à Paris (18e). Le recueil sera présenté le jour du vernissage. Bloganozart vous tiendra au courant des dates de publication et diffusion.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:33

 

 

BUNKER-II.jpg

GRAPH 85eux jeunes pousses dans ce gouvernement de moyenne d'âge 60 ans. Des femmes, de jeunes femmes qui illustrent une formidable volonté citoyenneté et une singularité de parcours. Chacune représente, sans doute, un exemple tout à fait unique de volonté, d'indépendance et de souci de bien commun, au service des valeurs de la République.

Quoiqu'on pense de cet homme et de sa manière de gouverner, il faut reconnaître que François Hollande, en acceptant ce gouvernement Valls, ce renouvellement, a capté le vent de l'époque et donné quelques pouvoirs à de nouvelles visions, une nouvelle génération, une nouvelle donne politique qui n'est pas gangrénée par le carrièrisme, les privilèges et la domination masculine.

 

Voilà, donc, la jeune Pinel – née en 1977. Après un DESS-commerce et DEA-droit (2002), elle devient chargée de mission (2002). Prend la carte du PRG (2002). Elle est propulsée bientôt chef de cabinet du président du conseil général de Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet (2004-2007). La suite lui offrira, dans le sillage de Baylet, un poste de député, puis de conseillère régionale, déléguée générale du PRG, membre de l'équipe de campagne (2012) de François Hollande, ministre déléguée (2012), ministre de plein exercice (2014). Elle a 37 ans.

 

Voilà, donc, la jeune Belkacem, née en 1977. Diplômée de l'IEP de Paris, après avoir obtenu une licence en droit à l'université de Picardie (2000). Juriste dans un cabinet parisien d'avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation (2000-2003). Prend la carte du parti (2002).Chargée de mission (2003) dans l'équipe de Collomb, sénateur-maire de Lyon. La suite la propulse conseillère régionale (2004), conseillère nationale au PS (2005), sélectionnée aux Young leaders - Fondation franco-américaine - (2006), assistante parlementaire, porte-parole de Royal (2007), conseilère régionale (2007), conseillère municipale puis adjointe au maire Colomb (2008), porte-parole (de nouveau) de Royal (présidentielle 2011), ministre (2012), ministre (2014). Elle a 37 ans.

 

Voilà, donc, le vénérable Fabius, né en 1948. Agrégation de Lettres modernes, puis ENA, dont il sort pour devenir auditeur au Conseil d’État (1974). Prend la carte du parti (1974). Maire-adjoint du Grand-Quevilly (1977). Directeur de cabinet de François Mitterand, - sur recommandation d'Attali – (1979). Ministre (1981). Ministre (1983). Premier ministre (1984). Député (1986). Premier secrétaire du PS (1992). Maire du Grand-Quevilly (1995). Président du groupe socialiste à l’Assemblée (1995). Re-président du groupe socialiste à l'Assemblée (1997). Ministre (2000). Second du Premier secrétaire du PS (2002). Député (2007). Ministre (2012). Ministre (2014). Il a 66 ans.

 

Jean-Marc Ayrault, au moment de laisser place à Valls, a affirmé que le chef de l'Etat avait compris le message des citoyens, de gauche partticulièrement, après la déculottée municipale. C'est une évidence.


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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 09:24

 

 

MARIANNE Abimée

GRAPH 102oute une classe politique s'est éloignée comme s'est éloignée, en sens inverse, une grande partie de la population. La faute n'en incombe pas seulement à la médiatisation. D'autres plaies béantes affaiblissent la démocratie, comme le statut de l'élu, son financement et l'absence d'une quelconque évaluation organisée de l'action d'un représentant en fonction de ses promesses de campagne et/ou de son action.

 

Mais tout cela ne perdure et ne s'amplifie en très grande partie que grace à l'image. L'image qui nous est venue quand même assez récemment, fixe puis animée. L'image comme re-représentation majeure. L'image évoluant, mutant, muant pour devenir "les medias" un double mélange texte-image et fixe-animé, comme modalité globale de représentation, qui fait écran, obstacle au réel, en contradiction permanente avec l'antienne assurant que "la presse" est garante de la démocratie.

 

Si on reprend les soumissions cognitives et comportementales que j'ai développées dans le premier volet de la citoyennitude, on déroule sans difficultés les conséquences, item par item, pour la vie politique sous le feu et la conduite des medias.

 

  • passer par un media, donc être spectateur ;

L'abstention est la vague qui emporte encore acteurs et résultats des municipales 2014. Les citoyens regardent les politiques s'exonerer des règles communes comme du niveau de vie moyen, et rentrent chez eux.

 

  • être sous la conduite d'un présentateur ;

Les medias, aujourd'hui, définissent le moment politique que nous vivons, qui n'est pas le présent. Nous entrons dans le futur proche environ deux ans avant une élection présidentielle, quelques mois pour une municipale. Ainsi, la vie publique est obligée de sauter d'un futur à l'autre. Mouvement qui conduit évidemment à centrer la vie politique sur une élection puis l'autre. Le citoyen est un porteur de carte qui doit vivre l'oeil rivé sur l'échéance qui se rapproche. Oublié naturellement ces contingences mineures que sont les problèmes du quotidien, la structuration politique du pays qui s'opère ici et maintenant.

Tous ces exercices science-fictionnels se ressemblent. Même durée, même montage, mêmes acteurs très souvent, même commentaires en voix off. La politique est un moment médiatique parfaitement standardisé, parfaitement homologues à la projection publicitaire qui annonce des mois à l'avance la sortie d'un nouveau produit, tandis que les échos de la campagne pour le précédent s'éteignent à peine. Le spectateur n'a aucun contrôle sur rien et vit donc la politique sur un mode passif absolument tout le temps, sauf si par extraoradinaire on lui accorde trois au quatre secondes sur un micro-trottoir.

Autre phéonomène particulièrement visible lors des élections locales l'uniformité des événements et des acteurs, d'un département maritime à un territoire montagnard à 800 kilomètres.

Alors que les médias devraient logiquement souligner la spécficité du vécu politique suivant les villes, les départements, en montrant les différences dans une unité structurelle des institutions, ce qui enrichirait et soulignerait la spécificité et la dynamique de chaque territoire, on voit un formatage global digne du concours Eurovision de la chanson.

Les medias ont souligné que les Municipales 2014 se sont joué nationalement. Mais elle ne peuvent de plus en plus qu'être jouées nationalement. Et bel et bien jouées. Les situations particulières, les singularités locales sont compressées en trois mots et deux images standard, - une « brève » sur le papier - pour laisser un même scénario minimal d'une durée minimale, toujours énoncé par l'accent de Chartres du présentateur jusqu'à la déclaration de défaite ou de victoire des candidats qui n'a aucune réalité, au sens d'histoire, de parcours, de trajectoires spécifique locale. Au sens surtout où les acteurs citoyens locaux ne sont jamais convoquées pour dire leur vision, leur vie politique particulière. En action le syndrome TF1 dans « les cités », une politique plaquant des clichés sur une réalité tellement réduite qu'elle en est déjà totalement distordue.

 

  • avoir une scénographie uniquement composée de politiques et journalistes ;

 

La scène mediapolitique ne fait jamais place au citoyen lambda. Il n'a pas l'aura – sous-entendu la figure presque mythique que donne l'image couplée avec le « pitch » que construisent les medias sur tel ou tel politique, journaliste, ceux qu'on appelle « personnalités » . Un terme qu'il faut comprendre comme « persona », des personnes. Par opposition, ceux qui sont en dehors de la lumière et de l'histoire ne sont personne, réellement personnne.

Le peuple n'a pas légitimité à être là. Le journaliste pose les questions, le politique est investi pour donner réponses aux questions. Le Janus bi-face ne supporterait pas, de toute façon, l'irruption sur cette scène permanente d'histoires, d'un peuple qui viendrait bousculer le timing et mettre en péril la page de pub qui suit ou précède.

 

  • accepter une forme de discours où le temps de réponse et d'attention n'excèdenr pas 20s ;

 

Monsieur-tout-le-monde n'a pas la parole, cette parole fluide qui ne dit rien – pas le temps de toute façon d'entamer un programme, pour un politique, juste quelques secondes en général pour une répartie élégante ou frappante. De plus, il traîne parfois avec lui un accent, ou un niveau de langage boueux. On vous écrira...

 

  • accepter l'exercice de la représentation comme un exercice essentiellement théâtral ;

 

Dans le monde enchanté de la télévision, des medias, les journalistes posent des questions qui ont toujours réponse et ne sont jamais refusées. Les politiques répondent toujours, même s'ils n'ont que le silence pour répartie, ou une autre question du journaliste. Il n'y a jamais de constestation immédiattte, si ce n'est sous la forme plus ou moins différée du tour de table, et du commentaire inévitable du journaliste qui dilue l'immédiattetée frontale et affective d'un échange réel, qu'il soit connivant ou opposé.

 

  • accepter la définition du politique et des politiques comme étant ceux et exclusivement ceux qui occupent l'espace du discours télévisé ;

 

La politique est la vie de la cité, au sens premier. Formule qu'Henri Lefebvre, sociologue, développait de la manière suivante : « les affaires de tout le monde sont des affaires politiques ; les affaires politiques sont l'affaire de tout le monde ». Les scores électoraux, ont constaté différents chercheurs, suivent à peu de chose près la visibilité médiatique des uns et des autres. Ainsi, le PS et l'UMP reste les plus gros marqueurs aux Municipales, suivis du FN. Contrairement à ce qu'affirme les leaders de ce parti, leur présence médiatique est forte, et en constant augmentation. Ce qui marque les limites du « front républicain » et l'hypocrisie qui entoure cette pseudo-digue que les partis les plus scoreurs ont vanté des trémolos dans la voix, comme d'ailleurs les scénographes à micro.

Le politique est de plus en plus la chose vue, littéralement. Ainsi, la politique est affaire de faits divers, d'émotions et de feuilletons, d'images fixes dans les journaux, d'images animées sur le Net et à la télé. Au chapitre de l'expérience politique de nos contemporains les plus jeunes, il faut mettre au tout premier rang la duplication à l'infini des visages de « personnalités ». Elles prendront place dans l'imaginaire à côté des images de l'attentat contre le World Trade Center. Ainsi cette génération de l'image associera, en quelque sorte, la politique à une forme de torture ou de plaisir addictif qu'on peut résumer sous le tryptique lumière-choc-répétition.

 

  • accepter l'absence de changement de la nature et de l'ordre des question en jeu, l'absence d'affrontements réels et/ou d'approfondissement ;

 

Il ne peut y avoir de réel affrontement, de contradiction centrale et tenue, sur une scène. Les médias captent ou frabriquent les échos émouvants, les éclats sidérants. La politique – au sens premier – se joue littéralement hors du monde politique tel qu'on nous le sert, cette sphère aussi rutilante que creuse qu'ont bâti les médias. En ce sens, le citoyen qui veut faire de la politique réelle, avoir une attitude réellement politique ne pourra que se soustraire à la présence du mediapolitique.

La politique suppose des affrontements qui ne soient pas mimés au loin par des figurants qui prétendent être et incarner quelque chose qu'ils ne sont pas, qu'ils ne pratiquent absolument pas.

Le spectateur du mediapolitique est en face d'un monde où les questions réelles comme les acteurs légitimes d'une dynamique politique quelconque, locale ou nationale, n'existent pas. Les données concrètes, vivantes, effectives de la réalité sont sans cesse déplacés, reconfigurés ou changés. Jamais la dimension réelle d'une transformation, d'un regroupement, d'une prise de conscience, d'un acte politique ne passe le filtre médiatique, sauf à imaginer des médias qui seraient au service du politique. Il faudrait pour cela des gens qui se sentent des êtres politiques, au service de la citoyenneté et qui aient la capacité de surpasser le storytelling universel qu'impose la double distance imposée par l'image et la marchandise.

 

  • accepter d'être toujours l'absent et le sujet jamais désigné de la représentation médiapolitique universelle;

 

Le citoyen ne finira pas comme le grand gagnant démocratique, sauf dans les feuilletons que bâtit l'unsine médiatique. Si l'on remonte à quelques dizaines d'années, nous avions des débats publics – on se souvient des joyeuses et homériques démélées organisés par Pollack pour le service public et pour l'intérêt général. Aujourd'hui nous bénéficions de la marque « C », déclinée en modèles :C politique , C dans l'air. Cette marque est la propriété d'une multinationale, au même tire que Julie Lescaut ou Famille d'accueil, Fish'n Chips, etc. Son animateur, Y. Calvi est employé par cette multinationale – Lagardère, pour ne pas la nommer -. Difficile d'imaginer un débat plus privatisé. Y. Calvi fut, en 2011, consacré comme le journaliste le plus apprécié par 78 parlementaires français, ce qui donne idée de l'acceptation du mediapolitique par ceux qui en sont les victimes, après nous. Ainsi se perpétue la domination symbolique, la définition des questions sociales et leur traitement pensable est voué à demeurer en l'état. Les médias vont continuer à créer du surrél et à être impositifs, tout en assurant un « débat public » parfaitement tendancieux et loin des réalités. Les récentes attributions de fréquence audio-visuelles à des chaines ouvertement commerciales, comme les restructurations dans la presse « écrite » - rachat du Monde par un banquier et un richissime patron de réseau téléphonique – montrent que la logique médiatique de dépossession, d'aliénation du citoyen, va être confirmée et renforcée, puisque les puissances d'argent, notamment, ne souhaitent pas un retour du politique, un contrôle de la vie de la cité, du pays par ceux qui y vivent. Le citoyen est condamné à être le spectateur-alibi de cette farce mediapolitique, qui n'est plus drôle depuis qu'elle impacte nos existences en leur imposant un cours général dont la grande majorité des gens ne veut pas, mais accepte encore tant les instruments de perpétuation de cette démocratie formelle sont puissants, et le contrôle également serré.


 

Les hommes de Gauche, tout pétris de valeurs républicaines et de bonne volonté qu'ils soient, n'ont souvent pas compris, souvent, combien la question des médias est importante. La Gauche doit non pas s'emparer des medias actuels – ils sont, par construction, mediapolitiques – mais en créer de nouveaux. Et la première chose à faire sera d'y réintroduire la vie, les citoyens, monsieur tout-le-monde.

On n'imagine pas encore ce que ça provoquera comme changements en termes de construction d'émission, de « début » ou de « fin », de cadrage, de questions, de qui fait quoi. Et surtout, pourquoi. Même combat dans la presse dite écrite, qui est imbriquée aujourd'hui dans les réseaux médiatiques, au point qu'on ne sait plus ce qui est « papier » ou « numérique ». Il s'agit d'imaginer un journal qui serait comme un immense courrier des lecteurs, avec une fécondation permanente entre professionnel de l'info et lecteurs. Cette parfaite utopie commence, en réalité, à travailler de plus en plus de medais « papier ». A suivre, par exemple, les expériences de Fakir (bénévoles), CQFD (chomeurs), Article XI...

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 11:56

 

tele-dans-l-ambre.jpg

6a citoyenneté a laissé place à la citoyennitude, pour parodier une de nos politiciennes les plus « vues à la télé » - expression générique désormais, désignant à la fois l'acte et la dynamique politique que cela implique, 

 

« Vu à la télé (+ vidéos, streaming..) » : stade de représentation où plus un élu (se) montre, moins il (s')incarne ; ce, avec l'active complicité des médias qui le font exister sur le mode « infotainement ».

Modalités : parole et postures calibrées selon des normes exopolitiques,  fétichisation du discours et des élus.

Action : l'élu défend/attaque un seul domaine, un seul sujet, les duels sont programmés, minutés et sans cesse interrompus par le présentateur ; les propos ne portent que sur un point vague et tout à fait ponctuel de la vie politique.

Scénarisation : alternance gros plan, plan large sur le mode publicité ou retransmission d'événement sportif basé sur un rythme, un mouvement permanent d'une caméra à l'autre, qui implique une sorte de retour à la radio, où revient au premier plan le son de la voix et le physique, l'émotion des uns et des autres, pour composer une chorégraphie déroulant une mini-saga de lutte des egos sur le mode cinématographique.

Stratégie : confrontations dupliquées à l'infini pour définir ontologiquement un espace, un mode, une valeur de la représentation comme image substituable (et en très grande partie sur le Net). Ainsi sont naturalisées les soumissions cognitives et comportementales corrélatives  :

  • passer par un media, donc être spectateur ;

  • être sous la conduite d'un présentateur ;

  • avoir une scénographie uniquement composée de politiques et journalistes ;

  • ne jamais voir de citoyens lambdas dans le casting  ;

  • accepter une forme de discours où le temps de réponse et d'attention n'excèdenr pas 20s

  • accepter l'exercice de la représentation comme un exercice essentiellement théâtral ;

  • accepter la définition du politique et des politiques comme étant ceux et exclusivement ceux qui occupent l'espace du discours télévisé ;

  • accepter l'absence de changement de la nature et de l'ordre des question en jeu, l'absence d'affrontements réels et/ou d'approfondissement ;

  • accepter d'être toujours l'absent et le sujet jamais désigné de la représentation médiapolitique universelle.

La citoyennitude est le nouveau d'une citoyenneté en train de migrer, d'abandonner le terrain où elle existait et définissait ce même terrain. Elle n'est plus convaincue de sa légitimité à occuper le terrain politique, elle n'est plus capable de voir l'empreinte de sa présence. Elle fonctionne sur le mode de l'habitude et du devoir, ce qui est le propre des univers vieillisants. Elle ne reviendra citoyenneté que quand il y aura du vouloir, du désir d'être.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:20

 

 

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GRAPH 92uce Pane, cumularde convaincue et affamée – 3 mandats sans compter celui de possible maire et plusieurs activités au bureau du PS – arrive en tête, comme un bras d'honneur à l'air du temps qui réclame un assainissement drastique du politique. Suivie par son siamois au poil gris, Pierre Bourguignon, qui fut un bon cumulard, en son temps. Temps sur lequel il continue à tirer des chèques, comme s'il n'y avait pas d'autre choix que d'incarner l'avenir à soixante-douze balais. Le frais émoulu candidat FN vient en troisième, preuve qu'il n'est pas besoin d'expliquer grand-chose pour que chacun fasse comme le voisin et salue le diable désigné par les médias. Diable que ces mêmes médias n'arrêtent pas d'inviter en plateau, ce qui donne l'exacte mesure de la diabolisation, et de l'ennemi véritable du système politico-médiatique, celui qui n'est jamais l'invité désigné.

 

La droite hétéroclite, la droite de la gamelle, copie-collée du FN sans protège-dents, est repoussée à l'extérieur, elle aura temps de planquer ses crocs et de se refaire un semblant de programme. La Gauche réelle, pourtant bien implantée, avec des scores jusques là honorables, reste à son niveau ordinaire. On aurait pu penser que la crise ramènerait les gens vers elle, contre la machine électorale rose et affidés verdâtres. Mais l'emprise des médias de masse est trop forte. Ils ont méticuleusement déposé une chape locale et nationale de silence sur la Gauche. Un silence massif sur tout ce qui ressemble à du rouge réel. Le pari est gagné, tout ce qu'avait capitalisé la Gauche réellement à gauche s'est effrité : pas vus à la télé.

LO brandit toujours le drapeau de la Révolution, à venir. En découle une légère déperdition d'énergies et de résultats, mais bon, l'honneur est sauf, on ne perd pas de vue l'objectif, là-bas à l'horizon. Quant au PCF, il disparaît des écrans, pour s'être coulé sous la bannière du loup gris. C'est peut-être mieux finalement, à ce point de crédulité ou de duplicité, qui lui fait croire que le roué rose va mettre en musique ses projets. L'antienne anti-communiste se porte toujours bien au PS comme à l'UMP, sans parler des rangs de l'extrême-droite lepeniste.

 

  •  28.9%

    Le nouvel elan pour sotteville (Liste d'union de la gauche) - Mme Luce Pane - 3324 voix, 28.9%

  •  27.88%

    J'aime sotteville (Liste divers gauche) - M. Pierre Bourguignon - 3206 voix, 27.88%

  •  15.09%

    Sotteville bleu marine (Liste du front national) - M. Romain Barelle - 1735 voix, 15.09%

  •  14.36%

    Sotteville avec vous (Liste union de la droite) - M. Stéphane Delahaye - 1651 voix, 14.36%

  •  11.5%

    "sotteville a gauche vraiment" (Gauche de gauche) - M. David Querret - 1323 voix, 11.5%

  •  2.27%

    Lutte ouvriere faire entendre le camp des travailleurs - M. Jean-luc Robin - 261 voix, 2.27%

Inscrits : 20368 - Votants : 11888 ( 58.37%) - Exprimés : 11500 - Participation : 58.37% - Abstention : 41,63%

 

 

L'abstention réussit son coup. On aura sans doute le plaisir de voir quelques écharpes roses et bleues parader sur des scènes vides et balayées par la pluie. C'est sans doute tout ce que mérite les autistes affamés qui crient « citoyen » en priant qu'on ne les entendent pas.

Ici comme ailleurs nous sommes devant le champ de ruines de la citoyenneté.

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Alain Lasverne

  • : La plume et les ombres
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  • : De l'écriture, des médias, de petit pas et d'obstinations diverses
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  • Alain Lasverne
  • J'ai 60 ans, j'écris régulièrement depuis 23 ans. Au compteur, des nouvelles, des poésies et huit romans.

La revue Kaleidon a publié quelques-unes de mes nouvelles, en 95 et 96.
Fin 2009, parution de "Je sauverai le monde", chez Kyklos.
  • J'ai 60 ans, j'écris régulièrement depuis 23 ans. Au compteur, des nouvelles, des poésies et huit romans. La revue Kaleidon a publié quelques-unes de mes nouvelles, en 95 et 96. Fin 2009, parution de "Je sauverai le monde", chez Kyklos.

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